Les aventures d’une cane
(Charles Delange - Louis Clapisson 1834)
Sur le bord d’une mare
Un canard soupirait
Cherchant d’un air bizarre
Quéque chose qui lui manquait
Il disait d’un organe
Qui peignait son chagrin :
On ma chipé ma cane
C’est l’fait d’un galopin !
R. Coin coin coin coin coin coin
Quand je flâne
Sans ma cane
Je ne suis pas content
Coin coin coin coin coin coin
Quand je flâne
Sans ma cane
Je ne suis pas content
Non, non, je ne suis pas content
Coin coin coin coin coin coin
Il criait comme un âne
Qui veut avoir du son :
Ah ! rendez-moi ma cane
Ou je perds la raison !...
Voilà pourquoi je beugle
Sans cane, le sait-on
Je suis comme un aveugle
Qu’a perdu son bâton
Alors triste nouvelle
Un passant qui passait
Lui dit : Comment est-elle
Ta cane, ô mon poulet ?
Elle était fort bien mise
Lui répond le canard
Elle avait robe grise
Et puis le nez camard.
Je n’ai pas la berlue
Lui répond le passant
C’est elle que j’ai vue
À l’hôtel du Croissant
J’ai vu ta cane folle
Qui te faisait des traits [était infidèle]
Dans une casserole
Avec plusieurs navets
Le canard assez tendre
Le cœur gros comme un œuf
Pleurant à pierre fendre
Jura de rester veuf
Au milieu de la mare
Il se remit au frais
Chantant sur sa guitare :
Guerre !... guerre aux navets !
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Liptitmouni